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Une interruption médicale de grossesse (IMG), également appelée «avortement thérapeutique» , peut être réalisée uniquement si la poursuite de la grossesse met gravement en péril la santé de la femme. Il en est de même s'il existe une forte probabilité que l'enfant à naître soit atteint d'une affection d'une particulière gravité reconnue comme incurable au moment du diagnostic. Nous vous présentons les informations à connaître.
Une interruption médicale de grossesse peut être réalisée dans l'un des cas suivants :
La santé de la femme est mise gravement en péril si la grossesse se poursuit
L'enfant à naître a une forte probabilité d'être atteint d'une affection d'une particulière gravité reconnue comme incurable au moment du diagnostic (exemples : maladies mortelles en période périnatale ou dans la 1 re année de vie et des maladies entrainant un handicap grave, parfois mortel, chez l'enfant).
L'interruption médicale de grossesse peut être pratiquée à tout moment de la grossesse.
La procédure de décision d'interruption médicale de grossesse dépend du motif : santé de la mère ou de l'enfant.
Avant la réunion de l'équipe pluridisciplinaire compétente, la femme concernée ou le couple peut, à sa demande, être entendu par tout ou partie des membres de cette équipe.
Si la probabilité est forte que l'enfant à naître soit atteint d'une affection d'une particulière gravité reconnue comme incurable au moment du diagnostic, l'équipe médicale est celle d'un centre pluridisciplinaire de diagnostic prénatal.
Elle examine la demande de la femme.
La femme enceinte peut demander à un médecin ou à une sage-femme de son choix d'y être associé.
Lorsque l'IMG est envisagée pour préserver la santé de la femme, cette dernière en fait la demande auprès d’un médecin spécialisé en gynécologie-obstétrique.
Ce médecin saisi de la demande réunit l’équipe pluridisciplinaire composée au moins des personnes suivantes :
Médecin qualifié en gynécologie-obstétrique membre d'un centre pluridisciplinaire de diagnostic prénatal et exerçant son activité dans un établissement de santé
Praticien spécialiste de l'affection dont la femme est atteinte et exerçant son activité dans un établissement de santé
Médecin ou sage-femme choisi par la femme
Personne qualifiée (exemple : assistant social ou psychologue) tenue au secret professionnel.
L'interruption médicale de grossesse peut être pratiquée si 2 médecins membres d'une équipe pluridisciplinaire attestent, après avis consultatif de cette équipe :
Soit que la poursuite de la grossesse met en péril grave la santé de la femme
Soit qu'il existe une forte probabilité que l'enfant à naître soit atteint d'une affection d'une particulière gravité reconnue comme incurable au moment du diagnostic.
Lorsque la décision de pratiquer une interruption médicale de grossesse a été prise, la femme enceinte (seule ou en couple) est revue en entretien préalable par un médecin. Cette consultation permet d’aborder les modalités et les conséquences de l’interruption médicale de grossesse.
Un médecin qui refuse de pratiquer une interruption médicale de grossesse doit informer, sans délai, l'intéressée de son refus. De plus, il doit lui communiquer immédiatement le nom de praticiens pouvant réaliser cette intervention.
Oui, une mineure non émancipée peut demander une interruption médicale de grossesse.
Toutefois, le consentement de l'un de ses parents ou de son représentant légal (exemple : tuteur) est recueilli avant la réalisation de l'intervention.
Si la mineure non émancipée souhaite garder le secret , le médecin s'efforce d'obtenir son accord pour que l'un de ses parents ou le représentant légal soient consultés. Sinon, il vérifie que la mineure a entamé cette démarche.
Dans le cas où cette démarche n'a pas été effectuée ou si le consentement n'est pas obtenu, l'intéressée peut demander à ce que l'intervention soit pratiquée. La mineure se fait alors accompagner dans sa démarche par une personne majeure de son choix .
L'interruption médicale de grossesse se déroule dans le cadre d'une hospitalisation dans un établissement de santé, public ou privé.
L'interruption médicale de grossesse peut être réalisée par voie médicamenteuse. En cas d’échec, une technique chirurgicale est envisagée par l’équipe médicale.
Des précautions sont prises pour éviter les effets secondaires et les risques, tant pour la santé de la mère que pour une future grossesse.
Seul un médecin peut pratiquer l'interruption de grossesse pour motif médical.
Des soins sont apportés à la femme sur qui une interruption médicale de grossesse vient d'être pratiquée : un suivi tant sur le plan physique que psychologique est proposé.
Un consultation est prévue de préférence avec le médecin ayant réalisé l'intervention.
Elle permet notamment :
De présenter les résultats des examens pratiqués sur le fœtus
De faire le point sur l’état de santé physique et psychologique de la femme
De faire le point sur les éventuels risques pour une grossesse ultérieure.
Pour les questions liées à l’état civil et à l’inhumation de l’enfant, le ou les parents peuvent être accompagnés dans ces démarches par l'assistante sociale de l’établissement de santé.
En cas de constat d'une incapacité de travail faisant suite à une interruption médicale de grossesse, une femme bénéficie d’une indemnisation pendant son arrêt de travail, sans délai de carence , à la différence d’un arrêt maladie « classique ».
Direction de l'information légale et administrative
20/05/2026
Délai de carence : Délai de carencePériode qui se déroule entre l'ouverture d'un droit et le versement des prestations liées à ce droit