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Drogue au volant

Vous vous demandez si vous pouvez conduire après avoir consommé un peu de cannabis ? Nous vous indiquons les informations à connaître sur la drogue au volant (cannabis, ecstasy, cocaïne, LSD …) 

Peut-on conduire après avoir consommé de la drogue ?

Il est interdit de conduire après usage de stupéfiants  : cannabis, ecstasy, cocaïne, opiacés, LSD

L'interdiction s'applique quelle que soit la quantité de drogue consommée.

En cas de conduite accompagnée , l'interdiction concerne également la personne qui accompagne l'élève conducteur.

Dépistage de drogues : dans quelles situations ?

Le dépistage est obligatoire en cas d'accident mortel ou corporel (blessures) de la circulation.

Le dépistage est facultatif dans les cas suivants :

Les forces de l'ordre (police, gendarmerie) ou le procureur de la République peuvent aussi décider de faire une opération de dépistage de stupéfiants .

Dépistage de drogues : quelle est la procédure ?

Dépistage

Les forces de l'ordre utilisent un test salivaire pour dépister la consommation de drogues.

Il existe aussi un test urinaire , mais il est moins utilisé. Seul un médecin peut le faire.

À savoir

Si vous refusez de faire le test salivaire, ou s'il vous est impossible de le faire, un prélèvement salivaire ou sanguin est effectué.

Vérification

Si le test de dépistage est positif , les forces de l'ordre effectuent un prélèvement salivaire pour vérifier la consommation de drogues.

Les forces de l'ordre doivent vous demander si vous souhaitez vous réserver le droit de demander une contre-expertise . En cas de réponse positive, un médecin, un interne en médecine ou un infirmier, réalise un prélèvement sanguin (prise de sang). Ce prélèvement sanguin permet également de vérifier si vous prenez un traitement médical . Le prélèvement salivaire ou sanguin est ensuite analysé par un laboratoire ou un expert agréé.

Drogue au volant : quelles sanctions ?

Le fait de conduire après avoir fait usage de stupéfiants   est puni de 3 ans d’emprisonnement maximum et de 9 000 € d'amende maximum. Si vous conduisez aussi sous l’emprise de l’alcool, vous risquez jusqu'à 5 ans de prison et 15 000 € d'amende.

Votre véhicule peut être immobilisé . Si vous conduisez également sous l'emprise de l'alcool ou en état d'ivresse manifeste , les forces de l’ordre doivent, avec l’autorisation du préfet, faire procéder à l’immobilisation et la mise en fourrière du véhicule .

6 points sont retirés de votre permis de conduire, ou 9 points si vous conduisez aussi sous l’emprise de l’alcool.

Vous risquez également les peines complémentaires suivantes :

Accident sous l'effet de drogues : quelle conséquence sur votre assurance ?

En cas d'accident après usage de stupéfiants  , votre compagnie d'assurance vous appliquera des sanctions (augmentation des cotisations, résiliation du contrat…).

Direction de l'information légale et administrative

11/07/2025

Questions / réponses

Accident sous l'effet d'alcool ou de drogue : quelles conséquences sur l'assurance ? Que risque-t-on pour usage de drogues ? En quoi consistent les délits d’homicide routier et de blessures routières ? Quels documents du véhicule sont obligatoires lors d'un contrôle routier ? Permis de conduire : comment demander un relevé d'information intégral (RII) ? Comment connaître le solde de points de son permis de conduire ?

Préparer votre démarche à l'aide de formulaires

Que risque-t-on en cas d'infraction routière ? Consulter et télécharger les informations du permis de conduire : solde de points, relevé intégral, attestation de droit à conduire sécurisée...

A voir aussi :

Infractions routières Permis de conduire Condamnations et peines Traitement de la toxicomanie Casier judiciaire : bulletins n°1, n°2 et n°3 Alcool au volant Vitesse au volant 

Définitons

Stupéfiants : StupéfiantsDrogues interdites. Par exemple, cannabis, ectasy, cocaïne, LSD...Arrêté du 22 février 1990 fixant la liste des substances classées comme stupéfiants

Infraction : InfractionActe ou comportement interdit par la loi et puni par une peine

Procureur de la République : Procureur de la RépubliqueMagistrat à la tête du parquet (ou ministère public). Il est destinataire des plaintes et signalements. Il dirige les enquêtes, décide des poursuites et veille à l'application de la loi.

Notification : NotificationFormalité par laquelle un acte de procédure ou une décision est porté à la connaissance d’une personne

Peine complémentaire : Peine complémentaireSanction qui peut s'ajouter à une peine principale de prison ou d'amende. Exemples : privation des droits civiques (droit de vote et éligibilité...), obligation de soins, retrait du permis de conduire.

Jours-amende : Jours-amendePeine consistant pour le condamné à verser au Trésor une somme. Son montant global résulte de la fixation par le juge d'une contribution quotidienne pendant un certain nombre de jours.Code pénal : articles 131-3 à 131-9

Décision motivée (justice) : Décision motivée (justice)Obligation pour le juge d'expliquer les raisons pour lesquelles il a pris cette décision

Récidive légale : Récidive légaleFait, pour une personne déjà condamnée, de commettre une nouvelle infraction identique ou assimilée, dans un certain délai, et pouvant entraîner une peine plus lourde que celle normalement prévue.

Peine complémentaire : Peine complémentaireSanction prononcée par le juge pénal et qui s'ajoute à une peine principale d'emprisonnement et/ou d'amende. Par exemple, le retrait du permis de conduire, la déchéance des droits civiques, l'interdiction de travailler avec des mineurs, l'obligation d'effectuer des travaux d'intérêt général, ou de se soumettre à un suivi socio-judiciaire.

État d'ivresse manifeste : État d'ivresse manifesteComportement qui laisse présager qu'une personne a consommé de l'alcool de manière excessive (propos incohérents, démarche titubante, perte d'équilibre…)

Abréviations

LSD :

Diéthylamide de l'acide lysergique

Pour en savoir plus

Substances classées comme stupéfiants Drogues info service Drogues.gouv.fr Site de la sécurité routière

Références

Code de la route : articles L235-1 à L235-5 Code de la route : articles R235-3 à R235-4 Code de la route : articles R235-5 à R235-11 Code pénal : articles 221-6 à 221-7 Code pénal : articles 221-18 à 221-20 Code pénal : articles 222-19 à 222-21 Arrêté du 22 février 1990 fixant la liste des substances classées comme stupéfiants Arrêté du 13 décembre 2016 fixant les modalités du dépistage des substances témoignant de l'usage de stupéfiants